Limites du clonage

           

              Il existe de nombreux obstacles d’ordre pratique au clonage, auxquels on ne pense pas toujours. D’abord qui oblige à recourir au don d’ovocyte. Quelle femme serai d’accord pour subir un traitement de stimulation ovarienne, suivi d’une intervention chirurgicale (sous anesthésie général) pour le seul besoin de la recherche ou de personnes inconnues désirant se cloner ? Même, cela risquerait de mener au trafic d’ovocyte à l’image du trafic d’organe.

Quant au stade suivant de la transplantation dans l’utérus, il nécessite des mères porteuses, d’où un nouveau risque de commercialisation de la procréation.

La mort prématurée de Dolly

 

               Produit d’une véritable révolution scientifique, cette jolie brebis est un clone ! Elle est née de la fécondation d’une brebis adulte... par ses propres cellules. La naissance a eu lieu à l’institut de Roslin, en Ecosse, où les chercheurs Ian Wilmut, Keith Campbell et Bill Ritchie ont travaillé pendant des années pour mettre au point la technologie du clonage.

                La brebis Dolly a été euthanasiée, six ans après sa naissance par clonage, parce qu’elle souffrait d’une maladie pulmonaire incurable, mettant de nouveau en question le vieillissement prématuré et les problèmes de santé rencontrées par les animaux nées grâce à cette technique.

                D’apparence extérieure absolument normale, semblable à n’importe qu’elle brebis, elle était nées avec des anomalies chromosomiques et souffrait d’arthrite très prématurée compte tenu de sa jeunesse.

                Dolly  est née après 276 tentatives, qui ont produit de nombreux animaux anormaux. Le vieillissement accéléré de Dolly avait été évoqué dés 1999. Une étude avait montré que l’age de ses chromosomes n’était pas de trois ans mais neuf. Il fallait ajouté six ans à Dolly, qui était l’age de la brebis sur laquelle a était prélevé la cellule qui a donné Dolly. Le destin de la plus connu des brebis pose la question des dangers du clonage. La plus grande inquiétude que de nombreux scientifiques ont par rapport aux clones humains est que, même si ils ne présentes pas d’anormalités monstrueuses dans l’utérus, ils auront besoin d’un remplacement de hanche à l’adolescence et deviendront stériles avant leurs vingtièmes anniversaires.

                                                                                                                           

 

 

 

 

La législation

 

              La France à depuis 1994 une des législations les plus restrictives puisque toute recherche sur l’embryon y est interdite.

              La loi portant sur le statut de l’embryon suffisait pour interdire le clonage humain mais cette loi devra être complété notamment au sujet des recherches sur l’embryon à but thérapeutique.

              Car il faut dire qu’en France la loi n’est pas claire à ce sujet.

              Voici actuellement quelles sont les trois lois qui limitent le clonage en France :

 

 

Code civil

PROCREATION ET EMBRYOLOGIE

Chapitre 1er

Interdiction du clonage reproductif

Article 15 – Après le deuxième alinéa de l’article 16-4 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédé. »

 

Code pénal

DES CRIMES CONTRE L’ESPECE HUMAINE

Chapitre 1er

Des crimes d’eugénisme et de clonage reproductif

Art. 214-2 - Le fait de procréer à une intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une personne vivante ou décédée est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 € d’amende.

 

Code pénal

DES CRIMES CONTRE L’ESPECE HUMAINE

Chapitre 2°.

Art. 511-18-1 – le fait de procréer à la constitution par clonage d’embryons humains à des fins thérapeutiques est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende.

 

              

             Il ne faut donc pas s’étonner si L’Europe et plus encore l’ensemble des nations, peinent à se mettre d’accords sur une position commune en matière de clonage. Et bien que la plupart des pays du monde soient également en faveur d’une interdiction universelle du clonage reproductif, l’élaboration  d’une Convention des Nations Unies bute sur des questions de stratégies. On peut s’attendre de la part de certains scientifiques de pays dont les lois encadre les recherches de l’homme qu’ils contournent les lois de bioéthique en passant juste la frontière d’un pays où la législation est plus laxiste. D’où la nécessité d’harmoniser les lois sur le clonage humain de façon internationale

 

 

La secte Raëlienne

 

              Le clonage humain aurait déjà était pratiqué par la secte raëlienne. Le but de cette secte est de créer « la vie éternelle ». Selon la secte, leur gourou aurait rencontré des extraterrestres, les Elohim, et ceux-là auraient créé les humains en laboratoire, clones de Dieu. La secte a alors créé une société, Clonaid, pour aider des parents à enfanter des clones d’eux-mêmes. La compagnie projette de développer des laboratoires un peu partout dans le monde. Clonaid et la secte des raëliens ont pour porte-parole la Docteur en chimie Brigitte Boisselier, « directeur scientifique » Même si les connaissances scientifiques du groupe restent à démontrer, il n’en est pas moins pour les ressources disponibles. La secte possède beaucoup de membres prêtes à mettre leur corps à la disposition de la science.

               Le 26 Décembre 2002, Brigitte Boisselier annonce au monde entier la naissance du premier bébé cloné, Eve. Mais il ne s’agit de là qu’une annonce, aucune preuve n’ayant été fournie. Au départ, la société était prête à présenter le bébé aux scientifiques pour qu’ils puissent l’examiner, mais ils se sont rétractés, prétendant qu’il s’agit pour la sécurité et l’anonymat des deux mères de l’enfant. Ils annoncent par la suite la naissance de deux autres clones, mais toujours sans aucune preuve. On peut alors penser qu’il ne s’agissait là que d’un coup publicitaire et médiatique pour leur société et leur secte.

La peur des clones

 

                 L’interdit sur le clonage de l’homme est avant tout d’origine religieuse Seul Dieu peut créer la vie. Et qui conque s’aventure à le défier sur ce pouvoir s’expose à la colère divine.

                 Mais le clonage ne souffre pas seulement de l’interdit divin. Les structures de la parenté sont remises en cause par le clonage. On ne sait plus si le clone est fils ou frère de l’original ce qui condamne la notion de filiation. On imagine alors avec terreur une société dans laquelle chaque homme serait identique

                 Il faut insister sur l’aspect imaginaire à propos de l’idée d’une copie conforme.

                 Car en ce qui concerne l’idée de fabriquer un nouvel Hitler par exemple, elle est sans fondement. Il faut  savoir que même dans le cas idéal d’une ressemble génétique c'est-à-dire avec un noyau, un cytoplasme, un liquide infra utérin et une éducation identique, leur comportement et surtout leur caractère deviennent rapidement très différent. Les gènes ne font pas tout. La copie conforme n’est pas possible, et heureusement !

 

 

 

 

 

 

 

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