Possiblités du clonage

Bientôt des veaux, vaches, cochons clonés ?


           Aura-t-on bientôt dans nos assiettes de la viande bovine et de porc obtenue par clonage ? Boira-t-on aussi du lait provenant de vaches ou de chèvres génétiquement identiques ? La question se pose puisque des centaines d'animaux ont déjà été clonés principalement aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni et l'Allemagne militent en faveur d'une autorisation de vente de ces produits à travers l'Union européenne et Londres a confirmé avoir déjà importé une progéniture clonée.

            Les défenseurs du clonage animal estiment que la technologie est parfaitement sûre et qu'elle permet de produire de la viande maigre et tendre, ainsi que plus de lait, grâce à des animaux résistant mieux aux maladies. À l'opposé, les détracteurs de ces manipulations génétiques déplorent l'absence de connaissances scientifiques concernant leurs effets sur la nutrition et la biologie. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) avait recommandé, dès 2005, de poursuivre les études pour confirmer l'absence de risque de consommation d'animaux clonés.

 

             Le clonage animal reste encore une technologie onéreuse et délicate à mettre en œuvre. En 2007, le cheptel américain d’animaux clonés comptait 600 vaches et 200 porcs. Le coût de production d’un animal cloné est de 15.000 €. Il ne s’agit donc pas de consommer directement ces animaux issus du génie génétique mais leurs descendants.

Les arguments agro-alimentaires en faveur du clonage animal sont nombreux :

  • l’obtention d’animaux génétiquement modifiés permet d’insérer des gènes de résistance contre les maladies animales.
  • d’améliorer leur production.
  • d’obtenir des médicaments.

             De nombreuses entreprises de biotechnologies se sont déjà lancées dans ce marché, et l’autorisation de commercialisation américaine pourrait également inciter d’autres pays à suivre le pas.

             Des études sur plusieurs générations d’animaux issus de parents clonés sont nécessaires afin de mieux appréhender les risques du clonage sur la santé et le bien-être des animaux ainsi que sur le maintient de la qualité de leurs produits.

 

Et si on faisait revivre des espèces disparues…

               Grâce au clonage, les scientifiques espèrent un jour fabriquer un nombre illimité d’espèces en voie d’extinction  et ainsi créer des réserves d’espèces menacées  ou disparus, comme le panda ou le rhinocéros.

                La théorie veut que les scientifiques n’aient besoin de préserver que quelques cellules d’un animal en voie de disparition ; qu’une seule permettrait de créer un embryon cloné qu’on placerait dans la matrice d’une espèce domestique comparable, et en quelques mois on se retrouverait avec un guépard ou une antilope rare. Mais cependant, les taux de réussites sont très faibles et l’on ignore beaucoup des causes empêchant une maîtrise parfaite du processus. Les interactions existant entre le cytoplasme et le noyau sont encore mal connues et pourraient notamment expliquer l’importance du nombre d’échecs. C’est pour cela qu’on n’a pas encore essayé de cloner une espèce en voie de disparition car à vouloir la sauver on risquerait de la faire disparaître.

                Actuellement, des expériences sont tentées avec le « thylacine » ou « loup marsupial », disparu depuis 1930. Des chercheurs essayent de récolter l’ ADN des spécimens conservés et de les cultiver sur des bactéries supports. Il serait alors possible, par des complexes clonages de cellules porteuses, de les inséminer dans une espèce de marsupial proche du thylacine qui servirait de mère porteuse. Mais ce n’est pas encore fait…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi ne pas pratiquer le clonage pour vaincre la stérilité ?

 

               Il est vrai que de nombreux couples ne peuvent procréer, parce que l’un des membres est stérile, parce qu’il souffre de maladies héréditaires ou même pour les couples homosexuels. L’adoption est aujourd’hui la seule offre proposée pour ces couples. Mais certains aimeraient tellement un enfant qu’il leur ressemble. Le clonage serait une possibilité. Il « suffirait » alors d’introduire le noyau d’une cellule de peau d’un des deux parents dans un ovule énuclée (dont le noyau a été enlevé) pour obtenir un bébé. Cela permettrai de ne pas avoir recours à un don anonyme de gamètes.

               Mais il ne ressemblerait qu’au parent donneur du noyau. Car quand deux individus, l’un male l’autre femelle, procréent ensemble des enfants ou des agneaux, ceux-ci sont différents de chacun des deux parents, et ils sont différents entre eux (sauf pour le cas des vrais jumeaux). En revanche, même si la reproduction, par copie d’un organisme humain, qui constituerais une nouvelle personne, elle serais génétiquement identique à un seul des deux parents le donneur du noyau.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×